# And I need to help me blow my nose. And I need to help me count my toses.

# And I need to help me blow my nose. And I need to help me count my toses.
Je me suis mise à marcher au ralenti. À filtrer mes pensées. Parfois, à arrêter de respirer. De peur que ce petit bout de bonheur octroyé me soit enlevé.
Je compte les jours avant que tout revienne à la normale. Et j'angoisse de me dire "Aujourd'hui, c'est le dernier".
J'ai perdu l'habitude. Je crois. De ce sentiment de sécurité. De ce dire "Réjouis-toi un peu! ! Cet instant, tu le mérite."
Je ne veux pas me confronter à un échec de plus. Je l'appréhende.
Alors, oui, par peur, par défense, mon cerveau, mes gestes, mes organes vitaux fonctionnent au ralenti.

Pour plus de sûreté.


Et cette immensité blanche qui résonne comme un bout de bonheur.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 10:01

Modifié le lundi 02 février 2009 05:45

# I'm just a poor boy, nobody loves me. He's just a poor boy, from a poor family.

# I'm just a poor boy, nobody loves me. He's just a poor boy, from a poor family.
C'est comme avoir la caboche qui se fissure lentement jusqu'à craquer complètement. On peut passer des jours, des semaines, des mois comme ça, les pensées qui fuient petit à petit, mais seulement goutte par goutte. Un trop plein. Un surplus. Une surcharge pondérale.
Et pourtant. On vit avec ces fêlures, qui grandissent de jour en jour, sans rien faire d'autre qu'assister à son propre craquage, complet ou pas. Un sentiment d'impuissance, devenir un spectateur à part entière, et se demander ce qu'on fera après.
Après. Le mot clé. Après qui sonne comme un mot creux, vide de sens. Après qui ne signifie plus rien parce que crâne vide oblige. Seuls des résidus de colère collent aux parois. On ne sait plus trop où le trou se situe. À la tête ou au c½ur ?
Et, dans tout ça, parmi les restes de cervelet et de sang, le ressentit d'un incompris, bien qu'entouré par ses amis.

Et, moi, détentrice du record de France du plus grand nombre d'ouverture de crâne au sens littéral, me retrouve totalement prise au dépourvu face au sens figuré.
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# Posté le samedi 20 décembre 2008 14:35

Modifié le samedi 20 décembre 2008 14:47

# Cet article est pour Nox. Seulement pour elle. Une sorte de preuve d'amour au final. Parce que j'ai besoin de lui rappeller qu'elle compte. Un, deux, trois.

Je tente de mettre tous mes sentiments à ton égard dans l'ordre. Dans ma tête tout ce bouscule. Y en a une tripotée et ils veulent tous sortir.

Tu es ce genre de fille plutôt de difficile à décrire, au final, tellement y a d'adjectifs qualificatifs te correspondant. Ces trois lettres ce résument relativement simplement quand on y pense. Penser à toi, c'est danser le boogie sur le toit d'une maison en plein été, le soleil tapant sur nos omoplates. C'est sentir l'herbe entrer en contact avec la plante de nos pieds. C'est plonger le bout d'un doigt dans l'eau bouillante quand on a froid. Des émotions qui s'entrechoquent, qui se confrontent et qui te fait vibrer ton c½ur comme si tu te situais à côté des enceintes en plein concert.
C'est penser que la vie, c'est maintenant. C'est se dire que, des fois, pour très peu de gens finalement, tu plaquerais ta vie entière, juste pour les suivre en Nouvelle-Zélande. C'est fredonner une chanson de lettres et de prénom commençant par un T. C'est manger un sandwich maghrébin qu'on associe au postérieur. C'est deux souffles qui se mélangent quand ils se confient un secret. C'est savoir que, oui, on peut compter sur l'autre, mine de rien. Quelque soit la distance. Cette espèce de connexion bizarre entre deux personnes. Qui fait que parfois, les mots sont de trop. C'est une quantité impressionnante de souvenirs, de rires, de larmes évidemment. C'est grandir, apprendre à vivre, ensemble finalement. Une épaule sur laquelle pleurer, sur laquelle s'appuyer quand on en a besoin.



C'est être à deux. Encore. Toujours. Toujours plus.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 13:40

# "Les avis c'est comme les trous du cul, tout le monde en a au moins un."

"Amélie a soudain le sentiment étrange d'être en harmonie totale avec elle même. Tout est parfait en cet instant: la douceur de la lumière, ce petit parfum dans l'air, la rumeur tranquille de la ville. Elle inspire profondément et la vie lui parait alors si simple et si limpide, qu'un élan d'amour, comme un désir d'aider l'humanité entière, la submerge tout à coup."

Le fabuleux destin d'Amélie Poulain.

# Posté le lundi 12 mai 2008 10:04

# Retour en France. Autant d'illusions qui n'ont plus à être. La Russie. La neige. Eux.

# Retour en France. Autant d'illusions qui n'ont plus à être. La Russie. La neige. Eux.
Voilà. Après des mois de vide, d'absence. J'écris. J'écris parce que c'est une nécessité. Celle de poser des mots sur ce qui me semble avoir été un rêve. Ça peut paraître bête, stupide, de comparer ce voyage à quelque chose de purement fabuleux. Mais ça l'était. Voilà. Tout simplement. Sans fioritures autour. Sans exagération. Sans affabulation. Voilà. Ce mot. Ce tic de langage. Mais qui pourtant résume tout._______________ À quoi bon tout décrire, mâcher les mots qui correspondent encore et encore, jusqu'à risquer d'en perdre la saveur? Cette saveur si particulière qui laisse dans ma bouche un goût de 'J'en-veux-encore', 'Donnez-m'en-plus'. Un mélange de neige parfum vodka, d'humanité profonde, de déconnexion complète. Cette saveur que seuls ceux qui l'ont vécu peuvent avoir.Parce que personne d'autre ne comprendra vraiment à quel point c'était important. Je voudrais pouvoir écrire un long texte. Quelque chose d'important, de bien construit, de bien rédigé, qui laisse transparaitre mes ressentis. Mais me voilà face à ce clavier, incapable de mettre des mots sur ce que nous avons vécu, situation bien trop récurrente à mon goût. Je m'en tiendrai donc là, avec ce peu de choses tapées et postées sur la toile, qui pourtant en disent tellement.

Et que, certes, vous revoir tous, c'est génial. Seulement, moi, j'aurai voulu rester là-bas.

# Posté le jeudi 17 avril 2008 15:53